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Face à la recrudescence des accidents de la route ces dernières années, certaines assurances ont pris l'initiative de mettre en place des stages de "mise en situation d'urgence" :
En effet quand on obtient son permis de conduire on est littéralement "lâché" sans n'avoir jamais été mis en difficulté. Au bout de 20 heures de conduite (en zone urbaine pour la majeure partie) qui peut dire qu'il a été mis face à une telle situation ?
Les Auto-écoles ont à peine le temps nécessaire pour apprendre au jeune conducteur à maîtriser suffisamment le véhicule pour se déplacer dans des conditions normales de circulation avec le minimum de danger. Car il faut être réaliste, le jeune conducteur ayant son permis ne maîtrise que très partiellement sa voiture, et il continue d'apprendre au fur et à mesure.
La conduite accompagnée est certainement une bonne chose car elle permet au moins d'être plus apte à maîtriser son véhicule, et elle met souvent l'apprenti dans des situations difficiles (circulation dense, pluie, nuit, etc.)
Mais elle n'est absolument pas obligatoire et de plus les accompagnateurs prennent souvent le relais dans ces conditions par manque de confiance, ce qui réduit énormément les avantages de la conduite accompagnée.
On peut donc aisément imaginer que les réactions d'un jeune conducteur face à une situation d'urgence (accident sur autoroute, pluie abondante dans les virages...) ne seront pas adaptées.

L'alternative semble être la mise en place des stages Centaure par les assurances...
(Plus d'info sur les centres Centaure)
En effet ces stages sont proposés par quelques assureurs car l'état semble préférer le mot "répression" à celui de "prévention" et il ne subventionne pas les organismes tel que le centre Centaure.
Seules certaines assurances persuadées du bienfait de ces stages se proposent de les payer à leurs assurés et ainsi de leur proposer des prix plus attractifs sur les polices d'assurances.
Quand on connait les sommes astronomiques dépensées dans des spots publicitaires à l'impact plus que discutable, on est en droit de se demander si l'Etat dépense correctement l'argent des contribuables... Non? 
Passons sur ce "détail"... Etant assuré chez Groupama, j'ai bénéficié de la gratuité du stage Centaure : Résumé d'une journée axée sur la prévention...
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Jeudi dans l'après midi je reçois un coup (aïe ) de téléphone de mon assureur. Généralement ce n'est pas le genre de nouvelle que l'on apprécie parce qu'elle signifie souvent qu'il y a un problème (augmentation brusque des tarifs, etc.) , mais là, heureuse surprise, je me vois proposer un stage de "mise en situation d'urgence"... Sachant que ce stage est payé par l'assurance et qu'il débouche sur une baisse de la police d'assurance, forcement j'ai dit banco... Et puis après tout j'ai des chances d'apprendre de nouvelles choses sur ma façon de conduire, et pourquoi pas l'améliorer.
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Dessin de la piste
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Le stage a eu lieu dans la journée du samedi (prévoyez une journée complète pour le stage).
Donc Samedi matin 6H (c'est tôt je sais, mais comme on dit il n'y a pas d'heure pour les braves ) je rejoins le bus loué par Groupama qui va m'emmener jusqu'à Toulouse (he oui 250 Km ça ne se fait pas en 5min et encore moins à pied...). Arrivée dans la ville rose vers 9H30 du matin après une pause en cours de route, je découvre le tracé du circuit (ça y est je me prends pour un pilote...) ou plutôt les différents plateaux de simulation.
Nous sommes rapidement accueillie par les formateurs qui nous invitent à prendre place dans la salle de réunion pour un début de formation théorique.
Après avoir rempli une fiche de renseignements sur notre provenance (stage proposé par l'assurance ou particulier) ainsi que les informations dont nous disposons sur ce stage, la formatrice commence par expliquer le déroulement des épreuves pratiques de la matinée.
Nous commencerons donc par le virage à faible adhérence et le plateau de simulation de pneumatique crevé ou de choc latéral.
Mais quoi qu'est-ce ??? 
Le virage à faible adhérence est une piste en résine humectée par des arroseurs automatiques qui simulent par exemple un virage par pluie très abondante. Le plateau quand à lui simule les crevaisons ou les chocs latéraux, il consiste en un rond de métal tournant à vitesse constante et entouré d'une piste en résine humectée comme dans le virage pour rajouter de la difficulté.
Ensuite on nous explique la technique de contre braquage que l'on applique naturellement quand la voiture sur-vire :
Il faut braquer le volant dans le sens opposé à celui dans lequel on veut aller d'où l'expression contre braquage.
Pour ce qui est du plateau tournant, il faut garder le volant bien en ligne et contre braquer si la voiture par en tête à queue.
Fin des informations théoriques... Place à la pratique 
Suite...
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